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Moyen-ÂgeBibliographie succincte / Liens Internet / Une oeuvre Haut-moyen-âgeProgressivement, la société gallo-romaine évolua sous la pression de peuples venus de l'Est dès le troisième siècle de notre ère. On date parfois de cette époque la fin de la Gaule romaine, mais il est tout autant possible de prendre la victoire de Clovis 1er sur Syagrius, pour marquer le début du Moyen-Âge. En fait, la transition a été relativement floue et d'autres dates peuvent tout aussi bien faire l'affaire, tant la transition est floue.
La société franque, très hiérarchisée conforte l'implantation du christianisme qui balaye tous les restes des religions antérieures. L'architecture et la sculpture sont en retrait par rapport aux réalisations antiques, mais quelques belles réalisations sont à noter comme Jouarre et Poitiers. Il faut tout de même relativiser cette pauvreté. En effet, les centres importants ont été à de nombreuses reprises "renouvelés" et les créations antérieures dont le goût était dépassé furent détruites pour laisser la place aux nouvelles réalisations. La plupart des éléments restants sont des réalisations relativement mineures comparées aux oeuvres perdues. L'orfèvrerie témoigne cependant de la qualité des artisans. Les trouvailles de la tombe 319 de Lavoye, celles de "Childeric" à Tournay ou celles de Charnay en témoignent. La typologie comporte des bijoux réniformes, mais aussi de nombreuses fibules, tantôt aviformes (en forme d'oiseau), tantôt ansées digitées ou des plaques-boucles de ceintures.
Renaissance carolingienneCharlemagne avait bien conscience d'un certain recul par
rapport aux réalisations de l'antiquité. Il n'eut de cesse de développer son
vaste empire en le dotant d'une administration centralisée et en le dotant
d'équipements publics, de routes à un rythme tel qui n'avait jamais été atteint.
Cette véritable explosion s'est accompagnée d'un regain d'activité intellectuel,
principalement dans les milieux ecclésiastiques et à la cour à Aix-la-Chapelle.
C'est dans le domaine de l'enluminure que ce renouveau fut le plus
spectaculaire, le manuscrit se replonge dans la stylistique romaine qu'il avait
un peu négligée. Citons l'admirable psautier dit d'Utrecht ou le sacramentaire
de Drogon. Période romaneAprès la période carolingienne, suivant les régions d'Europe, la vivacité des peuples fut variée. La période Othonienne n'eut que peu de retombées en France et on considère parfois cette période avant les premiers capétiens comme un siècle un peu creux. La période romane focalise nombres d'enthousiasmes. Cette période haute en spiritualité a donné lieu à une création riche et variée. Après la peur de l'an mil, "la terre se couvrit d'un blanc manteau d'églises" selon l'expression de Raoul Glauber. Cette expression imagée n'évoque cependant pas la polychromie des édifices que les vestiges conservés nous délivrent avec parcimonie. Nombre des amoureux de la pureté romane seraient assez désappointés devant la riche polychromie des édifices.
La polychromie monumentale, inspirée des manuscrits se retrouve aussi sur la sculpture et sur l'orfèvrerie. Ces deux derniers arts état souvent liés stylistiquement. Une des plus belles pratique, l'émail champlevé sur cuivre, inspiré du cloisonné d'or des siècles précédents.
Période gothique
L'abbé Suger fit inscrire ceci sur les portes en bronze de la basilique de Saint-Denis La période gothique est une course vers l'élévation, la lumière et en même temps une période où le pouvoir du religieux commence à céder le pas au temporel. La toute puissance de l'église qui érigea les cathédrales gothiques comme Chartres, Saint-Denis, Bourges, Notre-Dame de Paris ou Beauvais cède le pas à la fin du Moyen-Âge aux riches seigneurs (comme les Ducs de Berry ou de Bourgogne...).
Bibliographie succincteGrand Atlas de l'Archéologie (le), Encyclopaedia Universalis, Paris, 1985. Un village au temps de Charlemagne, RMN, Paris, 1988. Barral; Avril; Gaborit-Chopin, Royaumes d'Occident (les), l'Univers des formes, Gallimard, Paris, 1983. Barral; Avril; Gaborit-Chopin, Temps des croisades (les), l'Univers des formes, Gallimard, Paris, 1982. Alain Erlande-Brandenburg, Art gothique (l'), Mazenod, Paris, 1983. Otto Demus, Peinture murale romane (la), Flammarion, Paris, 1970 Georges Duby..., Sculpture (la) le grand Art du moyen-âge du Ve au XVe siècle, Skira, Genève, 1989. Jacques Dupont, Peinture gothique (la), Skira, Genève, 1954. Marcel Durliat, Des barbares à l'an mil, Mazenod, Paris, 1985. Marcel Durliat, Art roman (l'), Mazenod, Paris, Marie-Madeleine Gauthier, Émaux du Moyen-Âge, Office du Livre, Fribourg, 1972 (édition pirate ?). Carl Nordenfalk, Enluminure au Moyen-âge (l'), Skira, Genève, 1957. Willibad Sauerländer, Sculpture gothique en France (la) 1140-1270), Flammarion, Paris, 1972.
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