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Vous n'avez pas tiré le meilleur rôle... La cavalière,
en changeant de cavalier change d'univers. Le cavalier ne pourra offrir à
ses cavalières que ce qu'il sait faire.
Cependant, tout n'est pas perdu. Un cavalier débutant
qui suit bien la musique, qui fait des mouvements simples et confortables,
saura plaire aux cavalières.
En revanche, un débutant qui cherche à faire de
l'esbroufe en enchainant toutes les "passes" qu'il aura appris aura de
forte chance de ne pas être considéré comme un partenaire de choix.
Un excellent cavalier saura faire bien danser une
débutante, en la mettant en valeur et en évitant de la mettre en
difficulté.
Voici quelques pistes pour vous aider :
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Ne penser qu'au guidage, jamais à la figure ou aux
pieds. C'est la seule façon d'avoir une chance de danser sur la musique
et de faire de l'improvisation.
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Les premiers temps, faire beaucoup de changements de
direction (avant, gauche, droite, arrière), sans demander aucun pivot.
Cela vous aidera à sentir comment s'effectue le transfert.
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Fait des arrêts et des démarrages en s'assurant
toujours de la bonne qualité de la liaison.
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Éviter les mouvements parasites
des bras. Le cavalier doit pouvoir orienter la cavalière dans toutes
les directions, l'arrêter et la faire démarrer sans changement de
contact (il faut bien sûr que ce soit une cavalière un peu
expérimentée).
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Lorsque le contact est bon, on peut se lancer dans le
travail sur les axes.
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Le plus important est de bien comprendre la
différence entre les tours et les pivots. Dans un pivot cavalière,
celle-ci reste sur son axe, sur place, le cavalier tourne autour (ses
épaules doivent accomplir un arc de cercle autour de l'axe de la
cavalière). On peut sentir le début du pivot en passant le poids d'un
pied sur l'autre et prenant soin de toujours rester en face de la
cavalière, dans un mouvement tournant du buste.
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Dans un tour cavalière, l'axe du cavalier doit
rester fixe. C'est la cavalière qui tourne autour. Au début, le
cavalier peut ne rien faire avec tes pieds de cavalier pour ne pas
parasiter le tour cavalière. Bien sûr, il est possible d'utiliser la
dissociation pour limiter les mouvements de pieds.
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Dès qu'il y a un mouvement tournant, la
dissociation devient très importante. C'est elle qui permet
d'accumuler de l'énergie, énergie qui sera utilisée pour fluidifier la
danse, et, dans quelques années, pour exprimer un tango spectaculaire
(procéder en sens inverse n'est pas possible, d'où l'intérêt à ne pas
se figer sur des chorégraphies quand on débute)..
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Ne pas hésiter à prendre son temps. Cela vous permet
de préparer ce qui va suivre pour le faire bien en musique.
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Faire des demandes nettes. L'incertitude est la
meilleure façon de mal guider. Si vous avancez, allez-y franchement.
Avec une bonne cavalière, il est possible de marcher, tourner, pivoter,
comme si on était seul (attention, comprenez bien ce que je viens
d'écrire avant de le mettre en pratique...).
Pour danser le tango de Buenos Aires avec une excellente danseuse de
là-bas, on peut même ne plus du tout s'occuper des pieds de la cavalière
(même si quelque part au fond de notre crâne l'information y est). Il
suffit de jouer de son buste et on aura la surprise de voir toujours la
cavalière en face, dans la légèreté, quelque soit le moment de la
demande. Cela permet d'interpréter au plus juste la musique, mais ne
rêvons pas, très peu de cavalières, même à Buenos Aires ont assez
d'entraînement pour cela (en France, certaines en sont capables, mais
peu s'orientent dans cette voie, préférant les figures spectaculaires
qui demandent moins d'équilibre et de dissociation et qui suscitent
l'admiration des néophytes).
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Ne jamais faire faire à une cavalière que vous
connaissez peu, une figure que vous ne maîtrisez pas, ou qu'elle n'est
pas au niveau de maîtriser. Les cavalières qui se sont retrouvées
cassées en deux par des volcadas surprises comprendront ce que je veux
dire...
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